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Savoir lire une étiquette nutritionnelle
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Savoir lire une étiquette nutritionnelle

by admin20 avril 2015

étiquittage

L’étiquetage est un outil d’informations essentielles. Mais sur un emballage de produits alimentaires,  ces informations sont multiples. Comment s’y retrouver ?

L’étiquetage nutritionnel comprend les informations relatives au contenu en énergie et en nutriments.

Généralement, elles sont indiquées pour 100 g (ou 100 ml) de produit, et parfois, en plus, par portion.

Les informations nutritionnelles obligatoires sont : la valeur énergétique (en kilocalories – kcal – et kilojoules – kJ), les quantités de graisses, d’acides gras saturés, de glucides, de sucres, de protéines, et de sel.

Autres informations peuvent également être renseignées de manière volontaire, comme la teneur en vitamines et minéraux, ainsi que certaines allégations (i.e. « riche en fibres », « source de vitamine C », etc.).

Cet étiquetage reste donc nécessaire et primordial, même s’il ne suffira jamais à pouvoir juger de la qualité réelle d’un produit.

Non en réalité, ce qui va pouvoir vous aiguiller à coup sûr de manière simple et indiscutable, ce ne sont ni l’étiquetage nutritionnel, ni les allégations santé, ni le contenu en vitamines ou minéraux, mais tout simplement, la liste des ingrédients… Car rien qu’avec cette information, vous allez voir qu’on peut en apprendre beaucoup!

  • Mentions obligatoires:

La dénomination de vente: Elle est fixée par la réglementation ou par les usages.

  • La liste des ingrédients:

Lecture d'étiquittes

Dans cette liste, les ingrédients sont rangés par ordre décroissant d’importance, c’est-à-dire du plus au moins abondant. Cela permet par conséquent de se faire rapidement une idée de la composition et de la qualité du produit.

Elle comprend toutes les substances, y compris les additifs, utilisées dans la fabrication ou la préparation d’un produit alimentaire.

Une longue liste d’ingrédients sera vraisemblablement le signe de beaucoup d’additifs ou de processus industriels superflus que vous les trouverez surtout à la fin de la liste.

Même s’ils ne sont pas tous nocifs, et si certains sont aussi banals que de la vitamine C ou E ajoutées à des fins de conservation, il vaut toutefois bien mieux en rester au strict minimum.

L’ordre des ingrédients : c’est ce qui fera toute la différence entre un produit de qualité et un autre.

Prenons par exemple une célèbre « pâte à tartiner aux noisettes ». En lisant l’étiquette, on s’aperçoit que la noisette est loin derrière dans la liste des ingrédients, alors que le sucre et l’huile végétale trônent en première position.

En réalité, cette pâte est composée à 55% de sucre, à 23% d’huile végétale, et seulement à 14% de noisettes.

Evidemment, il aurait été beaucoup plus difficile de vendre ce produit sous l’appellation « Pâte à tartiner au sucre et à l’huile », néanmoins cela aurait été beaucoup plus honnête…

Bien sûr, ce produit n’est pas le seul incriminé, et il suffit de faire appel au bon sens pour comprendre que tout ne tourne pas rond.

La nature et la qualité des ingrédients  aussi lorsqu’elle est précisée, c’est le dernier renseignement important à regarder.

Ainsi, si le produit utilise des huiles végétales, assurez-vous qu’il s’agisse d’huile d’olive ou d’autres types d’huile, et s’il ne le précise pas, dans le doute, passez votre chemin; s’il s’agit de chocolat, qu’il soit le plus noir possible ; si ce sont des œufs, qu’ils soient frais et élevés en plein air, ou bio; quand il y a de la viande, que cela soit 100% pur muscle et non une préparation bouchère, etc.

En clair, dans un produit bon marché, vous payerez surtout de l’eau, du sucre, des additifs… Alors que dans un produit de qualité, vous payerez pour des matières premières nobles.

Surtout n’oublier pas qu’un  produit cher n’est pas forcément de meilleure qualité donc  rien qu’en regardant les étiquettes et on y apprend des réflexes malins pour consommer mieux tout en économisant d’argent sur votre ticket de caisse!

  • La DLC ou la DLUO :    
  1. La Date Limite de Consommation (DLC) ou « à consommer jusqu’au » : figure obligatoirement sur toutes les denrées rapidement périssables : produits laitiers frais, viandes pré-emballées, plats cuisinés frais. Elle doit être accompagnée des conditions de conservation à respecter.
  2. La Date Limite d’Utilisation Optimale (DLUO) ou « à consommer de préférence avant »: Figure sur tous les produits dont la durée de conservation est supérieure à 6 semaines. Quand la DLUO est atteinte, le produit peut commencer à perdre ses qualités gustatives ou nutritionnelles, mais il n’est pas dangereux pour la santé.
  3. Les denrées non périssables: comme le sucre, le sel, les alcools, … n’ont pas besoin de date limite, mais sont quand même à consommer avec modération !
  • La quantité nette ou le poids net : 

Cette notion est particulièrement importante pour les produits conservés dans un liquide car elle permet de savoir la quantité d’aliment réellement contenue dans la boîte.

  • Les indications d’origine: 

Elles mentionnent le nom et l’adresse du fabricant ou du conditionneur, soit en clair, soit sous forme de code.

Le mode d’emploi et les précautions d’emploi, si nécessaire.

  • Les informations nutritionnelles :

étiquettes-nutritionnelles (1)

L’étiquetage nutritionnel comprend la mention des :

La valeur énergétique :

Exprimée en kilojoules (kJ) ou en kilocalories (Kcal).

La quantité d’énergie dans 100 grammes d’aliments exprimée en calories.
Les protéines :

Entretien et renouvellement de notre organisme, particulièrement pour les muscles.
Les lipides ou graisses :

Les constituants des lipides sont appelés acides gras. Certains sont « saturés », d’autres « insaturés » dont les « acides gras essentiels ».

L’étiquette indique la quantité totale de matière grasse présente dans le produit, et, sur la ligne immédiatement au-dessous, la part des matières grasses saturées.

Les matières grasses contiennent plus de deux fois plus de calories, à poids égal, que les glucides et les protéines, d’où l’importance d’éviter les excès de lipides dans l’alimentation pour éviter de prendre du poids. Nous avons tous besoin de consommer des matières grasses pour être en bonne santé, mais nous devons réduire la part de matières grasses saturées. En effet, un régime trop riche en matières grasses saturées peut faire grimper le taux de cholestérol dans le sang, et augmenter, en conséquence, les risques cardiovasculaires.

Les glucides :
Source d’énergie divisés en deux catégories, les sucres complexes (ex : amidon) et les sucres simples (ex : sucre de table).

Cette famille d’aliments regroupe les féculents, dits sucres lents, ainsi que les sucres rapides. Ce sont eux qui apportent à votre corps l’énergie dont il a besoin. Les féculents tels que le pain, les pommes de terre, les céréales, les riz et les pâtes, doivent être à la base de nos repas, sachant que la part des céréales complètes doit y être la plus grande possible. L’étiquette indique la quantité de glucides présente dans le produit, et, sur la ligne immédiatement au-dessous, la part de ces glucides correspondant au sucre. Cette part comprend les sucres naturellement présents dans le produit, comme le sucre des fruits ou du lait, et celui qui aura été éventuellement ajouté pendant la fabrication.

Fibre :

Indique la quantité totale de fibres contenues dans le produit. Les fibres régulent la digestion et le transit intestinal. Le meilleur moyen pour en consommer est de manger des aliments naturellement riches en fibres tels que les céréales complètes, les fruits, les légumes, les haricots et les légumes secs. Un adulte doit absorber en moyenne de 18 à 35 g de fibres par jour.

Le sel :

Le nom scientifique du sel est le chlorure de sodium. Et c’est justement le sodium qui peut avoir des effets nocifs sur votre santé. La teneur en sodium d’un produit est en principe indiquée dans les informations nutritionnelles des étiquettes. La teneur en sel est également indiquée pour certains produits, mais pas tous. Pour calculer une teneur en sel, multipliez par 2,5 le chiffre indiqué pour le sodium.

Il est fréquent que cet étiquetage comporte également d’autres valeurs comme les minéraux ou les vitamines. Mais ce qu’importe le plus, ce sont les quatre valeurs nutritionnelles de base.
La mention des valeurs nutritionnelles vous permet de comparer les produits notamment quand on recherche une alimentation équilibrée.

  • Allégés d’accord…Mais par rapport à quoi ? 

« A teneur réduite en » ou « allégé en » : sont des mentions réservées aux aliments appauvris de manière significative (en général, 25% de moins) en un nutriment par rapport au produit normal.

« Sans sucres » caractérise les produits qui contiennent de faibles quantités de sucres (moins de 0,5 g pour 100 g ou 100 ml).

« Light » peut correspondre à un allègement en un ou plusieurs ingrédients.

  • Les enrichis, le petit plus qui fait la différence

« A teneur garantie en » signifie qu’on a rajouté les vitamines et les minéraux perdus en cours de fabrication.
« Enrichi en.. » signifie que les vitamines et les minéraux ont été rajoutés au produit avec un objectif nutritionnel précis. Exemples : enrichi en calcium et en vitamine D pour maintenir un bon capital osseux chez les seniors, enrichi en vitamine B1 pour transformer les glucides en énergie quand on fait du sport …
« Naturellement riche en une vitamine ou un minéral» est utilisée si 100 g d’aliments couvre naturellement (sans en rajouter) 30 % des Apports Journaliers Recommandés (AJR ou AQR) en cette vitamine ou ce minéral.

  • Et les additifs:

Substances d’origine synthétique ou naturelle ajoutées aux aliments pour en améliorer l’apparence, la saveur, la consistance ou la conservation. Ils ne doivent être utilisés que s’ils sont vraiment nécessaires.

  • Les signes et codes particuliers:

POIDS E

« e » accolé à l’indication de poids
Il signifie que le système de contrôle de poids du fabricant est conforme aux règles européennes de contrôle métrologique.

 

 

 

 

Double flèche « Eco emballage »

eco-emballage

Le Point vert est un label marquant l’adhésion à un système de contribution au recyclage des déchets.
Signifie que le fabricant cotise auprès de la société Eco-Emballages. Sa mission est de financer, d’organiser et de superviser la collecte sélective, le tri et le recyclage des emballages ménagers.

 

 

 

Le code barre Ce type de code à barres se trouve sur la presque totalité de produits courants (alimentation, vêtements, pharmacies, papeterie, électroménager, etc.). Le code est lu lors du passage aux caisses des commerces et plus généralement au moyen de lecteurs de code à barres qui peuvent être disposés dans les grandes surfaces, à la disposition des clients comme au service des caisses.

code barre

Les codes barres destinées à la lecture optique sont composés de 13 chiffres.

Les trois premiers indiquent le pays.
Les 4 suivants, le code d’identité du fabricant ou du distributeur,
Les 5 autres chiffres, la nature du produit,
Le dernier est une clé de contrôle.

Conclusion : 

Certaines mentions existent depuis longtemps. D’autres ont été définies récemment, d’autres encore sont en attente d’un projet. Il reste encore du chemin à parcourir mais étiquetage est un signe de qualité. Soyez vigilant et sachez ce que vous achetez et Comme nous l’avons vu, pour faire simple, le plus important à regarder reste la liste des ingrédients, en gardant toujours en tête les trois critères essentiels que sont : le nombre, l’ordre et la qualité des ingrédients.

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